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Un peu d'histoire

 

OLARGUES

 

 

Dès l'origine, le piton rocheux d'Olargues résista aux eaux du Jaur et les força à le contourner. Et le donjon du château féodal construit au XIIème siècle, depuis, domine fièrement la vallée solidement planté sur la cime du roc. Dernier mais solide vestige de la place forte qui fût rasée en 1629, sur les ordres du Cardinal de Richelieu, ainsi que le furent la plupart des fortifications érigées en ce Languedoc indocile et farouchement indépendant.

 

Avant ce démantèlement, bien avant, Olargues et sa région avaient été colonisés par les Romains, et la cité avait été incorporée dans la ligne des avants postes plantés à la limite de la province Narbonnaise, face aux turbulentes tribus des Gaulois Arvernes. Puis après l'affaissement de la paisible civilisation Gallo-romaine, Olargues avait vu passer toutes les invasions barbares qui toutes empruntaient ce couloir facile des vallées de l'Orb et du Jaur, route naturelle de Bédarieux à Saint Pons. En 476, les Wisigoths plantèrent leurs tentes dans la région qui sans doute leur plût car ils ne la quittèrent plus !

 

Au début du VIIIème siècle les Sarrasins (ou Maures) firent bien une incursion dans le coin, mais ne s'y attachèrent point, laissant néanmoins (semble-t-il) une petite colonie à Mauroul (?)

 

Ce n'est qu'au XIIème siècle que fût bâti le château-fort d'Olargues et les fortifications de la ville au XIIIème. De ces dernières il reste peu de traces sauf les portes du Baux et la porte Neuve. Et bien entendu les ruelles et venelles montant du pont du Diable jusqu'à l'enceinte de la citadelle. Ce pont du diable aux origines imprécises qui depuis sept siècles franchit les eaux du Jaur d'une seule enjambée.

 

Mais hélas, le suzerain de la cité d'Olargues, se trouvait être par le biais des coutumes féodales, vassal du Vicomte de Minerve, lequel était aussi le vassal de Raymond Trancavel Vicomte de Carcassonne. Ce qui lui valut, durant la croisade lancée contre les Albigeois de voir son château assiégé et pris par les troupes de Simon de Montfort en 1210.

 

Ce n'est semble-t-il qu'après quelques siècles de paix relative que l'histoire retrouve Olargues : durant le XVIème, quand les guerres de religion déchirèrent particulièrement le Midi de la France. Le château et la cité passèrent successivement aux mains des papistes et des calvinistes, qui finirent tous, sous un étendard religieux, par n'être plus que des bandes de pillards redoutés des pauvres gens. Et l'on retrouve dans la région la mémoire d'un sinistre capitaine Pierre qui s'illustra dans le pillage organisé. Ce qui se termina, comme nous l'avons dit plus haut en 1629 lorsque les troupes de Louis XIII envahirent tout le Languedoc et rasèrent les fortifications derrière lesquelles se retranchaient les hobereaux locaux.

 

Pendant la Révolution Olargues devint chef lieu de Canton, titre que la ville a conservé depuis. Petit chef lieu, 570 habitants, d'un grand canton regroupant 13 communes, parsemées sur les côtes tournées vers les vignobles du Biterrois, et produisant des crus renommés, comme Roquebrun, Berlou, Vieussan, Ferrières, classés sous l'appellation AOC St Chinian.

 

D'autres bâties sur les rives de l'Orb et du Jaur : Colombières, Mons la Trivalle, Saint Etienne d'Albagnan, Prémian. D'autres enfin accrochés aux flancs de l'Espinousse ou du Caroux et qui se nomment Saint Martin de l'Arçon, Saint Julien d'Olargues, Saint Vincent d'Olargues, Cambon et Salvergues. Toutes composées de villages ou de hameaux bien typés, ayant qui un ancien pont, qui une chapelle médiévale, qui un site pittoresque.

 

Toutes choses faites pour ravir le touriste... Car Olargues et sa région, s'ouvrent au tourisme et ont tant de choses à voir et à montrer ! Nous n'avons pas la place de les énumérer ici, mais l'Office Municipal du Tourisme, très bien documenté, est toujours à la disposition de tous. Et ne quittons pas la cité et la colline d'Olargues sans citer le secrétariat de Mairie de cette petite ville où l'on est toujours accueilli de façon charmante.

Adresses et téléphones :

 

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